À quel point ressemblons-nous à nos proches ? Inanis ne s’est pas seulement posé la question, il a monté un projet artistique autour de la génétique grâce à des portraits-montages !

© Inanis Photographe - Père et fils

J’ai découvert le travail d’Inanis sur les réseaux sociaux et j’ai été interpelée par son dernier projet « Génétique ». Au début hésitante, je me suis enhardie à proposer à ma cousine d’y participer. Nous avons pu observer la première séance avec deux autres modèles, des sœurs, et notre tour est venu après.

La première chose frappante a été l’accueil du photographe, qui propose toujours un thé ou un café. Et c’est autour d’une boisson que débute le shooting. Alors, prenez un petit quelque chose avec vous et embarquez dans l’univers d’Inanis.

Maintenant que vous en savez plus sur le photographe, je vous embarque dans les coulisses du shooting.

Convivialité et professionnalisme

La séance dure environ 45 minutes. Quand on arrive, il y a juste un canapé avec un fond pourpre derrière. Inanis installe en direct le reste de son matériel, à savoir le flash placé sur une perche et le réflecteur. Ce dernier est une surface qui renvoie la lumière selon différentes nuances. Inanis a choisi la face dorée pour illuminer le visage. Tout en s’attelant à cette tâche, il parle aux modèles, leur présente son book, avec tous ses projets artistiques, on découvre un univers riche. Il s’agit d’un véritable échange, car les modèles n’ont pas hésité à poser des questions sur les photos, sur le travail d’Inanis.

Je pense qu’on se sent vraiment à l’aise aussi grâce à la franchise d’Inanis. Il parle de sa famille, des raisons pour lesquelles il s’intéresse autant à ce thème. Il aime aussi raconter des anecdotes, il nous ouvre les portes de son chez-lui.

Inanis nous a expliqué qu’il aimait moins travailler avec des particuliers avant, car il n’était pas bien rémunéré et qu’il avait l’impression de travailler à la chaîne. Les clients ne comprenaient pas la valeur de son travail. Cet aspect consommable ne se retrouve pas avec « Génétique », parce que les modèles obtiennent un photo-montage, tout en sachant qu’ils participent à un projet unique. Il me semble que cela valorise à la fois l’artiste et les modèles.

© Inanis Photographe – Mère et fils

« Tourne. Reviens. Baisse le menton. »

Une fois tout en place, les deux personnes s’assoient côte à côte sur le canapé. S’il y a une différence de taille trop importante, la plus petite aura droit à un rehausseur. Ensuite, chacune se fait photographier individuellement. Tout est millimétré. Il ne faut pas sourire, ou regarder Inanis. Parfois, il demande de baisser le menton, tourner la tête, mais pas trop. C’est un exercice un peu difficile au début, mais on rentre assez vite dans le jeu. Petit détail dont Inanis n’a pas parlé dans son interview : il fait le point de netteté en manuel afin de placer la précision sur l’œil.  Tout est dans le regard !

© Inanis Photographe – Demi-frère et demi-soeur

Un vrai projet d’artiste

Voici le résultat du montage avec ma cousine, qui ne fonctionne pas vraiment du fait de nos origines – j’ai pris tout le côté arménien, elle tout le côté polonais agrémenté de martiniquais.

© Inanis Photographe – Cousines

Ce montage est l’exception. Après 70 montages et 100 % de réussite début octobre (au jour de notre interview), Inanis recherche les limites de son projet. C’est une démarche très intéressante, car le photographe ne se contente pas de faire des montages faciles, il va tester son sujet, il se met en danger.

Pour lui, l’art est un questionnement et il me semble que c’est essentiel pour appréhender un sujet avec humilité.

Les séances de photographie continuent pour ce superbe projet, alors n’hésitez pas à contacter Inanis ! Vous pouvez le retrouver sur ses différents réseaux sociaux : Facebook, Instagram et Twitter.

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